Salaberry-de-Valleyfield, le 26 novembre 2019 – C’était aujourd’hui qu’avait lieu le forum Marché du travail, Misons sur les 50 ans et plus pour la Montérégie-Ouest, organisé par Générations au travail, réussir ensemble! de l’Association québécoise de gérontologie en partenariat avec Vision Travail, Développement VaudreuilSoulanges, la Mutuelle d’attraction, la Chambre de commerce et d’industriede Beauharnois – Valleyfield – Haut-Saint-Laurent, la SADC du Suroit-Sud et le CLD Beauharnois-Salaberry .

Rareté de main-d’œuvre en Montérégie
L’économiste émérite de l’UQAM, Pierre Fortin a affirmé que le Québec fait face à une pénurie de main-d’œuvre historique et que, hors des temps de récession, elle va persister. Il y a actuellement plus de 140 000 emplois disponibles et près de 20 % de ces postes se retrouvent en Montérégie. « Le nombre de postes vacants en Montérégie a atteint un sommet pour cette période de l’année. »

Salle comble

Lors de son mot d’ouverture, le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux, nous mentionne que: « La rareté de la main-d’œuvre est un enjeu de tous les instants dans notre milieu. Nous devons faire mieux pour mettre à profit ces travailleurs de 55 ans et plus, disponibles et déjà expérimentés ».   

Pour sa part, Philippe Roy, de DEV Vaudreuil-Soulanges nous rappelle que : « L’enjeu de la rareté de la main-d’œuvre modifie grandement la façon dont les employeurs abordent le marché du travail. Ils doivent opter pour une plus grande flexibilité des horaires afin de s’adapter aux disponibilités des candidats. Les travailleurs expérimentés, en plus d’apprécier ces changements, deviennent en entreprise des atouts importants pour contribuer à la formation des plus jeunes employés. »

Un bassin de main-d’œuvre sous-utilisé
Malgré le contexte de pénurie, Statistique Canada révèle que les chercheurs d’emploi de 55 ans et plus sont une fois et demie plus longtemps au chômage que les 54 ans et moins, une situation qui laisse penser que le recrutement peut être teinté d’âgisme. « Les chercheurs d’emplois de 50 ans et plus rencontrent des obstacles, notamment en ce qui concerne la reconnaissance de leurs expériences et le transfert de leurs compétences à un autre secteur où il désire s’investir après une réorientation » affirme monsieur Denis Thibault, directeur général de Vision Travail.

En contrepartie, une table ronde composée de quatre dirigeants d’entreprises de la région sont venus exposer les avantages d’employer les 50 ans et plus et leurs bonnes pratiques pour les recruter.

Mettre en place des conditions gagnantes
Alexandre Gagnon de la Fédération des Chambres de commerce du Québec a énoncé des conditions gagnantes à mettre en place pour favoriser l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre expérimentée qui présentent une des voies les plus prometteuses pour contrer la pénurie. Ces mesures phares : réforme de la fiscalité, augmentation de l’âge de la retraite et campagne de sensibilisation interpellent tant le gouvernement, les entreprises que les syndicats.

Enfin Services Québec et Générations au travail sont venus présenter leurs programmes et mesures visant à soutenir les entreprises qui souhaitent embaucher des travailleurs de 55 ans et plus.

Le forum a réuni plus de 90 participants, dirigeants d’entreprises, conseillers en ressources humaines, et partenaires du marché du travail qui sont ressortis de cet événement, sensibilisés et outillés. Des forums similaires sont organisés dans 14 régions du Québec par Générations au travail, réussir ensemble!

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